Avignon, 21 juillet 2007, place de l'Horloge Arriver le 21 pour couvrir Avignon, c'est un peu court. Oui, mais j'ai loupé mon train, madame.
Premier soir A Avignon (et non pas EN Avignon, incultes et pédants bourgeois parisiens) et encore peu accoutumé à la chaleur d'un soleil toujours présent en dehors des représentations dans la Cour d'honneur, il faut faire un choix. Place de l'Horloge, bar gay ou beauf, demi-citron (ici, on dit "gomé"). Et là, la faille : une copine locale qui jure qu'elle a entendu du bien d'un truc par une amie très fiable d'une copine au cheval de son oncle. Passablement motivé par le quatrième demi-citron et par la proximité du lieu, on se retrouve au théâtre du Monte charge (si), pour voir le énième one woman show nombrilocentré dont foisonne le gros programme des 850 spectacles du "Off".
Sophie Mounicot, manifestement, souffrait. Je pencherai pour une mononucléose.
C'est dommage, les turpitudes d'une quadra divorcée, fausse blonde, fugueuse et en pleine crise "d'adu", ça promettait, d'une façon ou d'une autre, de s'en payer une tranche.
Ont donc bien rigolé :
- les aficionados de pestacles de vedettes comiques de la télé;
- les quadras dépressives mais un peu moins;
- le type appelé sur scène pour se faire traiter de conard.
Un peu moins :
- le critique de "Télérama";
- les voisins de gauche;
- ceux de derrière.
Le public bien élevé (et celui qui amortit ses 15 euros) se voit gratifié en salut de la vision des seins de la doc dépressive de la série "H" (oui, c'est là que vous l'avez vue). Ça change un peu des bites du "In".
N'empêche que demain je choisirai tout seul, et pas à l'heure de l'apéro.
Sophie Mounicot
Mise en scène : Rolland Marchisio
21h15 au Théâtre Monte charge
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