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31 octobre 2007

Vu, lu, écouté :: "Spectacle vivant" toi-même!

2b2581a6102e612c56be28c5ae03e40c.jpgSur son excellent blog, Frédéric Neff revient sur sa soirée d'hier, au Bataclan, à la découverte des nouveaux talents Printemps de Bourges / Fnac. Nous y étions ensemble, à l'invitation d'une amie qui avait troqué, pour l'occasion et pour l'Adami, ses mimines contre des invites et une coupe de champagne.

Car comme l'annonce l'affiche, c'est l'Adami qui organise (et le Réseau printemps, comme "Printemps de Bourges" et la Fnac aussi). Imbert Imbert, Cocoon, Gomm et Sharko sont déjà des produits estampillés Adami. "Adami" est d'ailleurs affiché partout, le mot "Adami" est rétroprojeté en grand sur le fond de la scène, sur les côtés aussi, "Adami". 

La foule de base-fans et d'invités se fout de connaître l'Adami à peu près comme de déjeuner avec Arlette Chabot dans une crèperie du Mans, mais au cas où, quand-même, un monsieur qui ressemble à Patrice Carmouze - appelons-le Monsieur Adami - est venu gargariser le public en présentant l'Adami avec la même verve, le même charisme et la même assurance que Pierre Sled lors de son exposé sur les charpentes métalliques en 4° bleue : « Vous les jeunes, quand vous achetez des CD ou des baladeurs, une taxe sur la copie privée va à l’Adami qui organise 4000 événements pour promouvoir la musique et les jeunes groupes. La copie privé, c’est donc bien. »

On apprend donc que l'Adami est une sorte de dealer, entre les négriers et les commerçants (les producteurs et les distributeurs) dont le boulot consiste à assurer la promo des artistes choisis par Monsieur Adami pour être sûr qu'ils seront à la fois dans les festoches de l'été et en tête de gondole dans les supérettes Fnac, avec l'autocollant dessus. 

Je n'en ajoute pas par compassion pour Monsieur Adami et sa demi-heure de solitude sur scène (ah bon, seulement dix minutes?) Rien, donc, sur la diarrhée verbale "spectacle vivant" (il doit y en avoir des morts), "musiques actuelles" opposées au "chant lyrique" et autres carabistouilles. Fred revient très bien sur les approximations et l'autocélébration de Monsieur Adami ici. Monsieur Adami qui demande la fermeture, pendant le concert, du bar situé au milieu de la salle, parce que c'est vrai que le Bataclan doit déjà rentrer beaucoup d'argent avec des entrées à 10 euros, lorsqu'elles sont payantes. d7b5427e7bc3ee7356f98cdd3633c514.gif

Imbert Imbert commence enfin poru le plaisir de ses fans de devant et dans le fond, on joue a Tétris sur un portable. Cocoon  - mi ballades "Belle and Sebastian" mi Simon and Garfunkel en mixte -  fait du bien, sauf à une jeune consommatrice du concert, déjà aigrie, qui au milieu des douces paroles d'amour du tendre duo se met à hurler : "Vos gueules au bar !!!" Et donc, riposte : "Va à Garnier, la mal baisée."

Un coup à ce qu'elle demande le remboursement de son invitation.

Et c'est dommage, parce que si elle avait baisé, elle aurait pu apprécier, comme nous l'avons apprécié, la simple beauté de la musique de Cocoon, encore plus douce lorsqu'on est entouré de gens qu'on aime, à partager un verre dans la chaleur d'une salle historiquement convivale. 

Ce serait peut-être ça, alors, le spectacle vivant.

 

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Commentaires

tu seras gentil d'arrêter de parler d'Arlette Chabot sur un ton sarcastique. Elle est laide... Elle est laide... C'est pas de sa faute, la pauvre - enfin, préviens moi tout de même si un jour je me mets à lui ressembler... Bisous

Ecrit par : laure | 31 octobre 2007

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