09 février 2008
Vu, lu, écouté :: "Je reviens de mourir" d'Antoine Dole
LIVRE
Marion aime plus que ce qu'elle accepte en retour la conduirait méthodiquement, inexorablement et à toute vitesse à se haïr: violences physiques, torture psychologique tout autant infligées qu'acceptées. Vertige du gouffre moins incertain que d'autres cîmes. Le goût de se (laisser) détruire.
Eve se protège autrement: débauche de queues pour ne pas être atteinte au coeur. Autre conte de la même fable générationelle: inaptitudes à la vie simple, en bleue ou rose.
Sur un panneau lumineux, une apostrophe: "Change". Un autre scénario est-il possible?
Il marque un temps.
Pas évident de parler de "Je reviens de mourir", le premier roman d'Antoine Dole. Et d'en parler avec l'auteur. Malaise évident à parler de la relation amoureuse entre peintre de la souffrance et inapte.
Style incisif, épidernique, rhétorique brutale, charnelle. Inspiration organique.
Dole se range sur la même étagère que Despentes.
Mais Antoine joue sur d'autres tableaux. Il n'écrit pas dans Technikart. Il dirige une revue (en attendant l'or), s'y entoure de la jeune garde talentueuse et se consacre au premiers romans des autres. Il chronique chez Sensitif, Citegay, Pref... Il signe au Diable Vauvert. Il fait la première bande-annonce vidéo pour son premier roman. Le presse en fait sa marotte et Sté Strausz en fait un titre. Puisque tout cela lui réussit, on en fera un film. Il écrira toujours du même sang de la même chair mais verra la vie d'autres couleurs.
Antoine Dole, Je reviens de mourir, Exprim', Sarbacane, 135 pages, 8,50€
18:03 Publié dans Vu, lu, écouté | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Antoine Dole, Je reviens de mourir, autopsies intimes, exprim, en attendant l'or, Sté Strausz


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