11 mars 2008
Revue de web :: Casse-toi pauvre conne!
VIDEOBUZZ
Cela devient une habitude, presque un réflexe, foutre un blanc au Président de la république.
Après l'inconnu du Salon de l'agriculture, c'est au tour d'une esthéticienne de fuir la main de Nicolas Sarkozy.
Pour ceux qui ont loupé les images, les voici:
Ma tête est malade.
15:04 Publié dans Revue de web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, casse-toi, pauvre con, pauvre conne, le retour
29 février 2008
Chrnonique télé radio :: Casse-toi, pauvre con!
RETROACTU
L'actu du week-end dernier, ce n'était évidemment pas l'acharnement juridique de Nicolas Sarkozy qui voulait niquer le Conseil constitutionnel mais son injure à l'encontre d'un visiteur peu urbain du Salon de l'agriculture.
"Casse-toi, pauvre con". Même à TF1, ils ont fini par en parler. Un nouveau style présidentiel. Ca change de Chirac. Pas d'alcool et de la grossièreté. Comme quoi, il n'y a pas de lien.
Si je reviens sur cette actu tiède, c'est que dimanche dernier, j'avais écrit un texte, destiné à Technikart, pour qui je ne bosse plus beaucoup mais qui l'aurait certainement diffusé si le magazine n'était pas déjà chez l'imprimeur. J'ai un évident tic: mon écriture spontanée est dans le format de ce mensuel, longtemps réputé pour une certaine idée du "gonzo-journalisme".
Le truc marrant, c'est qu'une amie qui a bossé pour "Arrêt sur images" du temps où c'était une émission télé m'a recommandé de leur envoyer mon machin. Mettre les doigts dans le cambouis du reportage info sur le web a, paraît-il, détendu Daniel Schneidermann sur la posture moralisante et la repentance. Moi qui suis un homme plein d'éthique et sans scrupule, ni gauche caviard ni droite bling-bling (mais plutôt centre saucisson), je ressemblerait donc désormais aux anciens instits de France 5. Qui cherchent, paraît-il, un chroniqueur actu, politique, médias, tout ça. Je dis ça, je dis rien. C'est un peu comme si je vous disais que j'en avais marre de me prostituer à la radio, vous vous en foutez. Je ne vous fais donc plus attendre, voici
le papier auquel vous avez échappé dans Technikart:
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Le président est-il une racaille ?
« Vous en avez assez de cette bande de racailles ? Eh ben on va vous en débarrasser ! ». La campagne présidentielle a commencé ce 25 octobre 2005, à Argenteuil. Nicolas Sarkozy n’est pas ministre de l’intérieur, il est déjà candidat. La suite on la connaît. Sarko se dope à la campagne. Il n’a pas vu venir la catastrophe : il est élu.
Finir reine d’Angleterre, isolé au palais, pas question. Il continue la campagne. Il est accro à la main sur l’épaule, à l’apostrophe, au tutoiement - Angela Merkel n’en revient toujours pas. Les Français n’aiment pas (38% d’opinion favorable au 24 février, le score de l’indisciplinée Edith Cresson est bientôt battu). On se met à entendre « Rendez-nous Chirac » au bistro. Mais Sarko est un rebelle. C’est lui qui gère sa life. Alors il en rajoute une couche. Il veut pécho la plus belle meuf de la cité, même si elle a une réputation de chaudasse. Il y a trois mois, il se contentait de provoquer en duel un pêcheur scandalisé par l’augmentation du chef de l’Etat de 172% alors que son pouvoir d’achat à lui fond comme une vedette has-been des années 60 chez son chirurgien esthétique californien. Le 23 février, au salon de l’agriculture, un visiteur le crampe en refusant de lui serrer la main, Sarko répond : « Casse-toi, alors, pauvre con ! »
« Pauvre con ». Sur le plan sémantique, le propos peut apparaître mysogine. A part ça, il faut que les élèves se lèvent pour accueillir leurs professeurs. Trève de sarkasmes.
Peu avant, à Neuilly, dans sa téci, Sarko a imposé un man de sa bande, David Martinon. La banlieue s’enflame : les bandes rivales s’affrontent et Nicolas envoie un autre Sarko pour faire le ménage au Kärsher. trahison, scissions, rivalités, règlements de comptes. La loi du silence l’emporte mais en faisant grand bruit.
Sarko joue aussi les caïds au delà du quartier. Lorsque le Conseil constitutionnel lui refuse la loi qui peut vous faire rester indéfiniment en prison après avoir purgé votre peine, il ne respecte pas l’ordre des Sages et lui oppose une ultime procédure judiciaire en faisant appel à la Cour de cassation. Votre peti
t cousin qui est en première année de droit pourra vous expliquer, comme Dominique de Villepin, que c’est une « monstruosité sur le plan juridique ».
Dans les caves et les halls des barres de Neuilly et dans l’électorat de droite en général, on ne peut plus souffrir l’indélicatesse du Président de la république et on se range de plus en plus dans l’opposition. Du côté des élus des autres quartiers, on commence à désavouer le chef. « Vous en avez assez de ce président racaille ? Eh bien on va vous en débarraser. » On n’est plus très loin du « casse-toi, pauvre con ».
17:40 Publié dans Best of, Chroniques télé radio | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, salon de l'agriculture, casse-toi, pauvre con, conseil constitutionnel, cour de cassation, racaille

