16 novembre 2006

Chronique télé radio :: Tragédie

medium_851_375495552_nikos_H151624_L.jpgC'est la voie encore fébrile que je viens vous voir aujourd'hui, puisque je viens vous annoncer une tragédie. Le genre d'événement qui survient sans crier gare et vous foudroie sur place, vous laissant le coeur gros et la rage au ventre, emportant avec lui les espoirs déchus d'un môme qui avait de la tendresse plein les yeux, comme tous les mômes du lycée Paul Vaillant-Couturier d'Argenteuil.

Ce coup de tonnerre, ce séisme, c’est le départ de Gaël de la Star academy. Sans prévenir, soudainement, sans qu’on ne comprenne pourquoi et sans doute sur un coup de tête, Gaël a décidé de quitter le château de carton pâte rose, bleu, vert et rouge. Certainement rassasié de crétinerie et d’enfermement et appâté par un juteux contrat concurrent de Universal-TF1, le spécialiste du flamenco-pop, créneau porteur, s’il en est selon l’avis de l’expert pascal Nègre, a tiré sa révérence (faute de mieux).

L’occasion pour ses ex congénères de larmoyer, moucher, geindre, baver, bref, déployer le meilleur de leur attirail artistique, et pour l’animateur, le Grec Pathos, d’en faire une tonne sur le bouleversement de l’émission. Sur le plan psychologique, l’aventure, tout ça, mais aussi stratégique et, vous allez le voir, économique.

Outre le coup de pub, savamment utilisé dans tous les médias, que le chanteur flamenco hara-kiri offre à la joyeuse bande d’Endemol, la question du jour fût « mais alors, quid des évales ? » La question brûle les lèvres de tous les élèves (qui n’auraient rien contre sauver leurs miches pour une semaine de sursis cadeau) pendant tout le programme, la prod est bouleversée (Endemol pourrait succomber au spectacle auquel s’est donné un pauvre gars qu’elle a choisi de mettre en pâture), et Pathos donne le la en posant le mystère du jour : que va-t-il se passer ? Y aura-t-il des évales cette semaine ?

Bien sûr, pauvre con, qu’il y aura des évales ! Bien sûr que les gamins enfermés dans le château sont de la chair à saucisse qu’on ne va pas laisser faisander ! Bien sûr qu’on va pas se priver de faire appeler des tas de cons de pauvres à très cher la seconde pour qu’ils choisissent qui ils veulent virer ? Chez Nikos, c’est pas l’armé du salut ! Pourquoi pas être digne, tant qu’on y est ?

J’aurais essayé, mais je crois que je ne peux pas.

Très, très bon jeudi à tous, avec ou sans Star’ac.

12 novembre 2006

Chronique télé radio :: Droit dans le mur

medium_sa.JPGJuste un mot pour vous dire que j’ai regardé avant-hier la Star academy. Enfin, disons que j’ai vu un morceau, au hasard d’un zapping, et ç’aurait été trop dommage de ne pas rester un instant. La Star’ac avait alors toujours été épargnée de mon intérêt télévisuel, mais j’avoue que là, je n’ai pas pu zapper.

Comment vous expliquer ce que j’ai vu de façon sobre. Ils avaient dressé un mur rose bonbon sur lequel étaient accrochés des strapontins desquels pendaient les élèves. Bon, alors là, on peut raisonnablement espérer qu’il y ait une mise en scène réflexive, je ne sais pas, un hommage ou une illustration d’un truc qui aurait trait au rose, ou aux choses qui pendent… on a donc pensé qu’ils allaient chanter la vie en rose, ou peut-être une chanson d’Amanda Lear… et puis non, rien à voir. L’un d’entre eux minaudait un titre du chanteur à minettes prépubères Raphaël (celui de ‘‘sur la route, la la, la la la la…’’) et les autres étaient là, qui pendaient en haut de leurs strapontins vissés sur ce mur rose.

Je ne sais pas qui fait la mise en scène des émissions de la Star academy, mais à ce moment, là, j’ai pensé à Nikos et ses pitreries que je trouvais navrantes. Il est avant tout celui qui assume la vente de tout ça, et réagir à ça… rien que de le faire est une performance.

Bon, c’est aussi un choix.