05 novembre 2007

Revue de web :: Call tv, le micro était resté ouvert sur Jet TV

5b819f10282a1ec2e120669353034c53.jpgJet TV est une chaîne du groupe TF1, dirigée par Olivier Chiabodo (l'homme qui donnait des doigts la réponse au maire), programmant essentiellement des loteries téléphoniques. Déjà, c'est du lourd.

Pour ceux qui n'ont pas passé leurs nuits sur ce type de chaîne, la call-tv consiste à proposer un jeu stupide auquel le blaireau le plus lourd doit avoir la réponse afin qu'il appelle à 10 balles la minute un répondeur qui lui dira qu'en raison d'un grand nombre d'appels, il est invité à retenter sa chance pour pouvoir être inscrit dans le tirage au sort pour tenter de gagner ce qu'il a déjà dépensé en appels téléphoniques pour s'inscrire. Habituellement, on prend un appel lorsque le producteur a de quoi s'acheter un nouveau 4x4. 

Je vous avait déjà montré un gold version suédoise d'un jeu de call-tv ici.

Avant de fermer dans les jours à venir, la chaîne française de call-tv nous a gratifié à son tour d'un beau souvenir. L'animateur en a assez des vieux et fait le con avec ses copains, mais son micro était resté ouvert.  



Miam-miam.

27 juillet 2007

Vu, lu, écouté :: Avignon Off 2007 Impudique

7f795bd87436d1e6e9c4f47c79ea0731.jpgLe "In" n'a qu'à bien se tenir, dans le "Off" aussi, on voit des gens tout nus!

Et en plus, ce n'est pas tout.

"Impudique" propose, dans un trio très emmélé, de révéler un sens spirituel à la sexualité à la recherche de l'excellence sentimentale. Rien que ça.

Autant y aller, au pire, l'affiche promet aussi d'avoir de quoi se rincer l'oeil.

Sur ce point en particulier, chacun pourra trouver son bon souvenir pour finir la nuit (perso, c'est fait). Pour le reste, l'expérience garde un goût d'inachevé, à mesurer au défi de la promesse du pitch et à celui de la confusion des outils du spectacle vivant (théâtre, danse, chant, vidéo...) pas toujours parfaitement maîtrisés. Le projet est ambitieux. Mais outre quelques hoquets (essentiellement spaciaux), on retient une écriture sensible, voire sensorielle. Voire bandante.


Soit une grosse promesse et quelques plaisirs spectatoriels. Et l'envie d'y retourner au cas où les décors seraient mieux léchés. La présentation compte pour deux points. Au pire, ce sera l'occasion de revoir [NOM DE VOTRE COMEDIEN(NE) NU(E) PREFERE(E)].

Très, très bonne fin de festival, à deux ou à trois.

Vu, lu, écouté :: Avignon Off 2007 Philippe Lelièvre toujours givré

709d653dc01ce1bd0f3744b21452eba5.jpg850 spectacles dans le off. Chaque année plus, et pourtant le sentiment d'en avoir toujours moins à voir. Peut être un début d'aigreur réactionnaire journalistico-parisianiste. Peut-être pas. Pas facile pour le critique d'être à la hauteur de la courtoisie des services de presse.

C'est dit.

Mais cette année, le spectacle à voir à Avignon, c'était "Philippe Lelièvre toujours givré".

Parce que c'est bon, jouissif et même rassurant de rencontrer dans une faune si inconstante le texte et la performance qui donnent envie d'y retourner avec les copains.

Bon, c'est un peu court. Ajoutons que Lelièvre (mis en scène par Arnaud Lemort) tient une performance qui tient du prodige lorsqu'il s'agit de tenir tout un mois.

Et si vous l'avez raté, c'est trop tard. Tant pis pour vous.

Enfin, aux Béliers, on devrait trouver d'autres perles. En tout cas, c'est là que ça se passe à Avignon. Souhaitons bon courage à Arthur Jugnot et Frédéric Thibault pour tenir le cap.

Allez, très, très bonne nuit, avec ou sans le souvenir de l'expérience Lelièvre.

22 juillet 2007

Vu, lu, écouté :: Avignon Off 2007 Sophie Mounicot

d2065ee95d6682389aa32def0b60a287.jpgAvignon, 21 juillet 2007, place de l'Horloge
Arriver le 21 pour couvrir Avignon, c'est un peu court. Oui, mais j'ai loupé mon train, madame.
Premier soir A Avignon (et non pas EN Avignon, incultes et pédants bourgeois parisiens) et encore peu accoutumé à la chaleur d'un soleil toujours présent en dehors des représentations dans la Cour d'honneur, il faut faire un choix. Place de l'Horloge, bar gay ou beauf, demi-citron (ici, on dit "gomé"). Et là, la faille : une copine locale qui jure qu'elle a entendu du bien d'un truc par une amie très fiable d'une copine au cheval de son oncle. Passablement motivé par le quatrième demi-citron et par la proximité du lieu, on se retrouve au théâtre du Monte charge (si), pour voir le énième one woman show nombrilocentré dont foisonne le gros programme des 850 spectacles du "Off".
Sophie Mounicot, manifestement, souffrait. Je pencherai pour une mononucléose.
C'est dommage, les turpitudes d'une quadra divorcée, fausse blonde, fugueuse et en pleine crise "d'adu", ça promettait, d'une façon ou d'une autre, de s'en payer une tranche.
Ont donc bien rigolé :
- les aficionados de pestacles de vedettes comiques de la télé;
- les quadras dépressives mais un peu moins;
- le type appelé sur scène pour se faire traiter de conard.
Un peu moins :
- le critique de "Télérama";
- les voisins de gauche;
- ceux de derrière.
Le public bien élevé (et celui qui amortit ses 15 euros) se voit gratifié en salut de la vision des seins de la doc dépressive de la série "H" (oui, c'est là que vous l'avez vue). Ça change un peu des bites du "In".
N'empêche que demain je choisirai tout seul, et pas à l'heure de l'apéro.
Sophie Mounicot
Mise en scène : Rolland Marchisio
21h15 au Théâtre Monte charge