24 novembre 2007

Chronique télé radio :: Portrait de mon ami Nikos

Lorsque je l'ai créé, je publiais sur ce blog des chroniques télé. Sans doute parce que Guy Carlier, qui avait abandonné les siennes, me manquait. Je n'étais pas aussi brillant, mais comme lui, j'avais un Julien Lepers. Ma tête de Turc à moi était une tête de Grec : Nikos Aliagas.

J'ai ça et gaussé sur ses prestations staracadémyciennes, mais jamais je n'avais retracé tout son parcours. 

Or, Nikos n'a jamais autant exploité ses différents talents qu'aujourd'hui. Il vient de sortir un disque et il nous la joue "je ne le sort qu'en Grèce". Enfin bref, il mérite qu'on s'intéresse un peu à lui.

Avant de découvrir en exclu les dernière vocalises d'Apolon, je vous propose de se remémorer fissa son parcours.

Notre ami grec est donc né en 69 [Je vous laisse considérer toute l'ampleur de cette phrase]. A tout juste 18 ans, diplômé de lettres, il trie les dépêches à RFI avant d'animer les matinales de Radio Notre-Dame. 

C'est sur EuroNews qu'il se montrera très adroit de ses cinq langues avant de signer un C.U.L. (contrat d'Union Libre) avec Christine Bravo (toute la Grèce dans une seule robe), a qui il fait quelques infidélités en présentant le journal du soir d'une petite chaîne privée hellène. 

Mais l'amatrice de vin n'est pas longtemps négligée par notre camarade grec. Dans son émission, il chante "Que je t'aime" [là, il y a une vanne mais elle passe mieux à l'oral]. 

Cela se sentait venir, Nikos Aliagas en est. Du bâtiment et de la grande famille de la musique. Il rejoint le groupe Bouygues pour animer le loft des chanteurs.

Il continue à travailler sa langue et se montre très inventif comme le montre ce montage de l'excellent Jean-Luc Lemoine

Mais c'est bien du côté des artistes que Nikos se situe au plus profond de lui. Il s'essaie au rock'n'roll, au cuir, au slam sur le public, mais connaît un premier succès mitigé : 

Enfin, comme me l'a révélé Romain, on ne peut douter du succès qu'il va rencontrer avec son futur énorme tube, partagé avec Helena Paparizou (vous noterez l'hommage à Christine Bravo dans le plan de coupe au début de la 2° minute du clip) :

A quand le soap? La chenille devient papillon. Nikos se déploie, il va enfin pouvoir devenir mon Julien Lepers.