02 mai 2008
Vu, lu, écouté :: Justice en stress
"D.A.N.C.E.", le premier simple de Justice, c'était musicalement très emprunté mais le clip avait l'avantage d'être une prouesse de trucages en mode incrust (les tee-shirts animés). Et des Inrocks à Tech, ils sont tombés dedans.
Année 2: Justice fait toujours du recopiage mais cette fois-ci le calque est posé sur le 13 heures de Jean-Pierre Pernaut, collection printemps 2002, avec de vrais morceaux de clichés poujadistes. Ca s'appelle "Stress".
L'action se situe en banlieue, les jeunes héros sont évidemment des racailles, des casseurs, évidemment "d'origines". Le blouson est de cuir, la petite vieille, agressée, la voiture, volée, le majeur, levé, la police, des enculés.
Dans l'esthétique de l'image, on reconnaitra du recopiage de "La Haine" ou "Prodigy". Version moderne, donc filmé à la DV parce que ça fait plus impliquant et que ça fait un budget clip à 200 balles.
Dans le discours, on redoute porutant que nombreux soient ceux à entendre Le Pen.
(Source: C'est Off)
12:36 Publié dans Vu, lu, écouté | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actu, news, musique, justice, stress, clip, court métrage
21 février 2008
Vu, lu, écouté :: "Dans la peau d'une grosse"
DU RIRE GRAS ET TENDRE, garanti 100% Végétaline.
"Tu trouves pas que j’ai grossi ?" Tout le monde connaît une connasse taillée en aiguille qui usurpe la phrase aux vraies grosses, celles qui redoutent l’aiguille de la balance pour son outrecuidense, pas sa complaisance. Et la question existentielle. "Tu trouves pas que j’ai grossi ?" On botte en touche. Stéphane Navarro l’affronte. Dans la peau d’une grosse, empruntée tous les lundis soirs, il développe le quotidien de Cindy Trawfort, le quintal bien tassé sur la balance fatiguée. La transformer en bouée pour nager à la pause déjeuner est une étape savoureuse du dévelopement d’une journée où un moqueur se retrouve condamnée grosse par la voix divine. Ca déchire et je pèse mes mots.
Mais bordel, c’est qui cette voix divine ?
"Dans la peau d'une grosse" Le lundi soir, Le Lieu, 41 rue de Trévise, Paris 9°. Résa : 01 47 70 03 69.
21:55 Publié dans Vu, lu, écouté | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Stéphane Navarro, Dans la peau d'une grosse, Le lieu
09 février 2008
Vu, lu, écouté :: "Je reviens de mourir" d'Antoine Dole
LIVRE
Marion aime plus que ce qu'elle accepte en retour la conduirait méthodiquement, inexorablement et à toute vitesse à se haïr: violences physiques, torture psychologique tout autant infligées qu'acceptées. Vertige du gouffre moins incertain que d'autres cîmes. Le goût de se (laisser) détruire.
Eve se protège autrement: débauche de queues pour ne pas être atteinte au coeur. Autre conte de la même fable générationelle: inaptitudes à la vie simple, en bleue ou rose.
Sur un panneau lumineux, une apostrophe: "Change". Un autre scénario est-il possible?
Il marque un temps.
Pas évident de parler de "Je reviens de mourir", le premier roman d'Antoine Dole. Et d'en parler avec l'auteur. Malaise évident à parler de la relation amoureuse entre peintre de la souffrance et inapte.
Style incisif, épidernique, rhétorique brutale, charnelle. Inspiration organique.
Dole se range sur la même étagère que Despentes.
Mais Antoine joue sur d'autres tableaux. Il n'écrit pas dans Technikart. Il dirige une revue (en attendant l'or), s'y entoure de la jeune garde talentueuse et se consacre au premiers romans des autres. Il chronique chez Sensitif, Citegay, Pref... Il signe au Diable Vauvert. Il fait la première bande-annonce vidéo pour son premier roman. Le presse en fait sa marotte et Sté Strausz en fait un titre. Puisque tout cela lui réussit, on en fera un film. Il écrira toujours du même sang de la même chair mais verra la vie d'autres couleurs.
Antoine Dole, Je reviens de mourir, Exprim', Sarbacane, 135 pages, 8,50€
18:03 Publié dans Vu, lu, écouté | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Antoine Dole, Je reviens de mourir, autopsies intimes, exprim, en attendant l'or, Sté Strausz
Vu, lu, écouté :: Monsieur Z
MUSIQUE
Meilleur espoir aux Eurockéennes, explosif sur scène et même en écouteurs Bose sur les oreilles, Monsieur Z serait une brute à un concours de baffes, la caresse avant la claque. Le son, métisse électro, ragga, hardcore et peut-être même un peu musette-punk est le marteau qui tape sur un clou (les textes) vissé à votre oreille comme sur cette pochette de Prohom. Ils partagent d'ailleurs la construction de nouveaux repères dans la scène électro qui revendique ne pas l'être que.
Le second album "Propagande de l'hybride" est sorti. Il se trouve chez tous les bons discaires et aussi en Fnac.
Pour goûter:
- Le site
- Le Myspace
- Le MusicMakeFriends (un Myspace plus vivant, plus ergonomique, plus joli et métissé d'une sorte de RadioBlogClub qui paie ses droits Sacem, enfin, un truc très chouette quoi, un peu comme Radionomy)
16:15 Publié dans Vu, lu, écouté | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Monsieur Z, électro, Music make friends, Eurockennes, Prohom
25 décembre 2007
Vu, lu, écouté :: Le Petit Fousset
En attendant une prochaine chronique et qu'éventuellement la Télé à 6/4 aille le voir comme on est allé voir EM, il fallait que je vous parle du coup de coeur des vacances.
Le Petit Fousset vient du pays des cigales, celui que nous partageons et où il fait 21° à Noël.
Alors c'est pas que je me fous de mon blog, mais je vais un peu en profiter. Et si vous voulez partager ma playlist, c'est ici. "L'extravagant", c'est pour les fans de Philippe Katerine époque vivant et poulet, et "Le soleil brille", spécial dédicace à ceux avec qui j'ai chanté la "Coupo Santo" très fort un peu partout dans Paris, soit Fred.
L'info continue pendant les vacances, mais un peu comme à la télé.
Gros bisous.
15:20 Publié dans Vu, lu, écouté | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mathieu Sicard, Le petit Fousset, Philippe Katerine, Extravagant, Le soleil brille, Fini la routine
31 octobre 2007
Vu, lu, écouté :: "Spectacle vivant" toi-même!
Sur son excellent blog, Frédéric Neff revient sur sa soirée d'hier, au Bataclan, à la découverte des nouveaux talents Printemps de Bourges / Fnac. Nous y étions ensemble, à l'invitation d'une amie qui avait troqué, pour l'occasion et pour l'Adami, ses mimines contre des invites et une coupe de champagne.
Car comme l'annonce l'affiche, c'est l'Adami qui organise (et le Réseau printemps, comme "Printemps de Bourges" et la Fnac aussi). Imbert Imbert, Cocoon, Gomm et Sharko sont déjà des produits estampillés Adami. "Adami" est d'ailleurs affiché partout, le mot "Adami" est rétroprojeté en grand sur le fond de la scène, sur les côtés aussi, "Adami".
La foule de base-fans et d'invités se fout de connaître l'Adami à peu près comme de déjeuner avec Arlette Chabot dans une crèperie du Mans, mais au cas où, quand-même, un monsieur qui ressemble à Patrice Carmouze - appelons-le Monsieur Adami - est venu gargariser le public en présentant l'Adami avec la même verve, le même charisme et la même assurance que Pierre Sled lors de son exposé sur les charpentes métalliques en 4° bleue : « Vous les jeunes, quand vous achetez des CD ou des baladeurs, une taxe sur la copie privée va à l’Adami qui organise 4000 événements pour promouvoir la musique et les jeunes groupes. La copie privé, c’est donc bien. »
On apprend donc que l'Adami est une sorte de dealer, entre les négriers et les commerçants (les producteurs et les distributeurs) dont le boulot consiste à assurer la promo des artistes choisis par Monsieur Adami pour être sûr qu'ils seront à la fois dans les festoches de l'été et en tête de gondole dans les supérettes Fnac, avec l'autocollant dessus.
Je n'en ajoute pas par compassion pour Monsieur Adami et sa demi-heure de solitude sur scène (ah bon, seulement dix minutes?) Rien, donc, sur la diarrhée verbale "spectacle vivant" (il doit y en avoir des morts), "musiques actuelles" opposées au "chant lyrique" et autres carabistouilles. Fred revient très bien sur les approximations et l'autocélébration de Monsieur Adami ici. Monsieur Adami qui demande la fermeture, pendant le concert, du bar situé au milieu de la salle, parce que c'est vrai que le Bataclan doit déjà rentrer beaucoup d'argent avec des entrées à 10 euros, lorsqu'elles sont payantes. 
Imbert Imbert commence enfin poru le plaisir de ses fans de devant et dans le fond, on joue a Tétris sur un portable. Cocoon - mi ballades "Belle and Sebastian" mi Simon and Garfunkel en mixte - fait du bien, sauf à une jeune consommatrice du concert, déjà aigrie, qui au milieu des douces paroles d'amour du tendre duo se met à hurler : "Vos gueules au bar !!!" Et donc, riposte : "Va à Garnier, la mal baisée."
Un coup à ce qu'elle demande le remboursement de son invitation.
Et c'est dommage, parce que si elle avait baisé, elle aurait pu apprécier, comme nous l'avons apprécié, la simple beauté de la musique de Cocoon, encore plus douce lorsqu'on est entouré de gens qu'on aime, à partager un verre dans la chaleur d'une salle historiquement convivale.
Ce serait peut-être ça, alors, le spectacle vivant.
20:10 Publié dans Vu, lu, écouté | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mathieu Sicard, spectacle vivant, Adami, Réseau Printemps, Frédéric Neff, Cocoon, Imbert Imbert
27 juillet 2007
Vu, lu, écouté :: Avignon Off 2007 Impudique
Le "In" n'a qu'à bien se tenir, dans le "Off" aussi, on voit des gens tout nus!
Et en plus, ce n'est pas tout.
"Impudique" propose, dans un trio très emmélé, de révéler un sens spirituel à la sexualité à la recherche de l'excellence sentimentale. Rien que ça.
Autant y aller, au pire, l'affiche promet aussi d'avoir de quoi se rincer l'oeil.
Sur ce point en particulier, chacun pourra trouver son bon souvenir pour finir la nuit (perso, c'est fait). Pour le reste, l'expérience garde un goût d'inachevé, à mesurer au défi de la promesse du pitch et à celui de la confusion des outils du spectacle vivant (théâtre, danse, chant, vidéo...) pas toujours parfaitement maîtrisés. Le projet est ambitieux. Mais outre quelques hoquets (essentiellement spaciaux), on retient une écriture sensible, voire sensorielle. Voire bandante.
Soit une grosse promesse et quelques plaisirs spectatoriels. Et l'envie d'y retourner au cas où les décors seraient mieux léchés. La présentation compte pour deux points. Au pire, ce sera l'occasion de revoir [NOM DE VOTRE COMEDIEN(NE) NU(E) PREFERE(E)].
Très, très bonne fin de festival, à deux ou à trois.
02:35 Publié dans Vu, lu, écouté | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mathieu Sicard, festival d'avignon, avignon, critique, off, impudiques
Vu, lu, écouté :: Avignon Off 2007 Philippe Lelièvre toujours givré
850 spectacles dans le off. Chaque année plus, et pourtant le sentiment d'en avoir toujours moins à voir. Peut être un début d'aigreur réactionnaire journalistico-parisianiste. Peut-être pas. Pas facile pour le critique d'être à la hauteur de la courtoisie des services de presse.
C'est dit.
Mais cette année, le spectacle à voir à Avignon, c'était "Philippe Lelièvre toujours givré".
Parce que c'est bon, jouissif et même rassurant de rencontrer dans une faune si inconstante le texte et la performance qui donnent envie d'y retourner avec les copains.
Bon, c'est un peu court. Ajoutons que Lelièvre (mis en scène par Arnaud Lemort) tient une performance qui tient du prodige lorsqu'il s'agit de tenir tout un mois.
Et si vous l'avez raté, c'est trop tard. Tant pis pour vous.
Enfin, aux Béliers, on devrait trouver d'autres perles. En tout cas, c'est là que ça se passe à Avignon. Souhaitons bon courage à Arthur Jugnot et Frédéric Thibault pour tenir le cap.
Allez, très, très bonne nuit, avec ou sans le souvenir de l'expérience Lelièvre.
02:00 Publié dans Vu, lu, écouté | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mathieu Sicard, festival d'avignon, avignon, critique, off, philippe lelièvre, philippe lelièvre toujours givré
24 juillet 2007
Vu, lu, écouté :: Avignon In 2007 Le Roi Lear
Avignon, 23 juillet 2007, Cour d'honneur07:05 Publié dans Vu, lu, écouté | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mathieu Sicard, festival d'avignon, avignon, critique, in, le roi lear
22 juillet 2007
Vu, lu, écouté :: Avignon Off 2007 Sophie Mounicot
Avignon, 21 juillet 2007, place de l'Horloge13:00 Publié dans Vu, lu, écouté | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mathieu Sicard, festival d'avignon, avignon, critique, off, sophie mounicot, canal plus

